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L’écotourisme participatoire à Madagascar..
Madagascar, qui
promeut le tourisme (deuxième source de devises
étrangères), a créé plusieurs nouvelles zones
protégées, qui couvrent à peu près 2 % de la surface
de l'île. Ces régions sont toutefois très peuplées et
intensément cultivées en raison des conditions
climatiques favorables qui y règnent.
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La formule retenue par les autorités est celle
de l'écotourisme participatoire. |
Joël Randriamandranto est réélu pour la seconde fois
Président du Conseil d’Administration de l’Office
national du Tourisme (ONTM) .
Pour réconcilier les intérêts des agriculteurs avec
ceux de l'industrie touristique, la formule retenue
par les autorités est celle de l'écotourisme
participatoire. Aux termes de ce principe, les
recettes provenant de l'écotourisme sont divisées avec
les populations locales pour compenser certaines
restrictions relatives à l'utilisation des terres
appartenant aux parcs et aux régions protégées,
assurant ainsi des gains financiers aux villageois.
C'est ainsi que le parc national de Ramonafana a été
crée en 1986 pour protéger les lémurs. Le nombre des
visiteurs ne cesse d’augmenter. La moitié des recettes
provenant de l'exploitation du parc est réservée au
développement de la zone-tampon qui entoure le parc,
dont le sol est très riche: on y cultive le riz
irrigué et le café, on y pratique l'horticulture et
les cultures itinérantes. Les villageois investissent
leur argent dans la riziculture, dans l'exploitation
agricole des forêts, dans la construction de petits
barrages, d'écoles et de services de santé, et dans le
développement de mécanismes de crédit. En fin de
compte, sans ce type d'initiative susceptible de
rendre l'écotourisme acceptable aux populations
locales, celui-ci risquerait de ne constituer qu'un
gagdet promotionnel à leurs yeux.
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